Alexis Chaussalet prend le volant de la CASUD, Patrick Lebreton en copilote

siège CASUD

L’installation du nouveau conseil communautaire de la CASUD (Communauté d’Agglomération du Sud) a scellé ce matin la fin d’une époque géologique. Alexis Chaussalet, le nouveau maire du Tampon, a été propulsé à la présidence, porté par une alliance avec Saint-Joseph qui ressemble à un pacte de non-agression soigneusement préparé.

Réunis au Tampon, les 48 conseillers communautaires n’ont pas vraiment fait durer le suspense. Alexis Chaussalet a récolté 43 voix sur 48 (et 5 votes blancs). Seul candidat en lice, le député-maire de 32 ans devient le plus jeune président d’intercommunalité de l’histoire de l’île.

La présidence en mode colocation

L’élection n’est pas tombée du ciel, mais d’un accord politique et d’une présidence tournante :

  • Alexis Chaussalet garde le fauteuil pour les trois premières années (2026-2029).
  • Patrick Lebreton, élu ce matin 1er vice-président, récupérera le trône pour la seconde moitié du mandat.

C’est un peu comme une garde partagée, mais avec un budget de plusieurs millions d’euros.

Rupture de style et « audit vérité »

Les premiers actes forts ont été présentés :

L’inspection des placards : face à un budget jugé « dans le rouge vif », un audit financier immédiat est lancé sur la CASUD et ses satellites (comme la SODÉGIS).

Le téléphérique reste au garage : le projet de transport par câble au Tampon est officiellement enterré. Jugé trop coûteux, il est remplacé par un retour aux fondamentaux : des bus et des pistes cyclables. Moins de vue panoramique, plus d’économies.

Outre l’assainissement des finances, la nouvelle équipe devra s’attaquer au dossier brûlant de l’eau et à la gestion des déchets, deux compétences clés de l’intercommunalité qui cristallisent les attentes des administrés du Sud. Une page se tourne à la CASUD.

L.R.