Le cri d’alarme des élus et des associations rassemblés à Saint-Denis

mobilisation PEC

Ce mercredi 20 mai, une vive tension a plané devant les grilles de la préfecture à Saint-Denis. À l’appel des maires de l’île, des élus et de plusieurs organisations syndicales et associatives, des centaines de personnes se sont rassemblées au Barachois pour dénoncer une baisse drastique des Parcours Emploi Compétence (PEC), contrats aidés essentiels à l’économie sociale du territoire.

L’objet de la colère ? Une véritable cure d’austérité budgétaire. Alors que La Réunion comptait encore près de 10 000 contrats PEC en 2025, le quota global s’effondre à seulement 4 000 pour l’année 2026. Plus critique encore pour le service public de proximité : à peine 800 de ces contrats seront alloués aux 24 communes de l’île.

Sur place, l’unité politique était de mise. De nombreux maires ont fait le déplacement pour dénoncer une décision « déconnectée de la réalité réunionnaise », où le taux de pauvreté culmine à 36 %. Les élus et les responsables associatifs alertent d’une seule voix sur un « scénario catastrophe » pour le quotidien des administrés. Sans ces bras, ce sont le fonctionnement des cantines scolaires, l’accompagnement des élèves de maternelle (ATSEM), l’entretien des espaces publics et le suivi des familles en grande précarité qui se retrouvent directement menacés.

Si la rue s’accorde sur l’urgence sociale, le débat fait aussi réagir dans l’opinion publique : face à ceux qui défendent un filet de sécurité indispensable pour des milliers de foyers, des voix critiques rappellent la nécessité de sortir de la dépendance aux contrats précaires pour créer de véritables emplois pérennes.

Les manifestants attendent désormais un signal fort de l’État et une réouverture des négociations pour revoir l’enveloppe budgétaire à la hausse.

JeF