Filière canne : les chaînes toujours présentes du système colonial

Le blocage de l’usine de Bois-Rouge rappelle qu’à La Réunion, la culture de la canne reste prisonnière d’un carcan historique. Entre le quasi-monopole du groupe Tereos et une asymétrie de pouvoir héritée du passé, les planteurs subissent les rouages d’une domination économique qui perpétue des logiques de plantation modernisées.
La révolte face au mépris
Le mouvement qui paralyse l’usine de Bois-Rouge traduit l’exaspération d’une paysannerie poussée à bout par un système inique. En portant leurs revendications sur la place publique, les planteurs refusent de plier face à l’opacité des critères de richesse de la canne et au mépris de l’industriel. Chaque campagne sucrière ressemble à un parcours du combattant, où ceux qui travaillent la terre et subissent la dureté du labeur se retrouvent réduits au rôle de spectateurs impuissants face à un rouleau compresseur économique.
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