Le muguet à La Réunion, un paradoxe

Chaque 1er mai, les clochettes blanches des brins de muguet envahissent les étals des fleuristes et les grandes surfaces de l’île. Mais derrière le parfum délicat et la symbolique de porte-bonheur se cache une prouesse technique assez improbable, un bilan écologique lourd et une tradition importée qui défie les lois de la nature tropicale.
Un héritage historique
La tradition remonte à la Renaissance. Le 1er mai 1561, le roi Charles IX, ayant reçu un brin de muguet en guise de porte-bonheur, décida d’en offrir chaque année aux dames de la cour. Une attention royale qui, cinq siècles plus tard, demande une logistique impressionnante pour arriver jusqu’à nous.
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