La FSU Territoriale dépose un préavis de grève du 5 au 30 novembre

Dans le cadre de l’appel intersyndical à la grève du 5 novembre, la FSU Territoriale annonce le dépôt d’un préavis couvrant chaque journée du 5 au 30 novembre 2026, de 00h00 à 24h, pour l’ensemble des agent·es de la fonction publique territoriale. L’organisation syndicale entend ainsi permettre aux personnels de participer aux mobilisations et de porter ses revendications salariales, statutaires et budgétaires.
La FSU Territoriale adresse ce préavis au ministre de l’Action et des Comptes publics, David Amiel. Elle inscrit son action dans un contexte de mobilisation sociale intense : les revendications de la jeunesse mobilisée pour son avenir depuis plus d’un mois ont, selon elle, agrégé les colères et les attentes d’une large part de la population contre la vie chère et pour les salaires. La participation massive aux manifestations du samedi, malgré la politique répressive du gouvernement, témoigne selon l’organisation syndicale de la nécessité d’un profond changement de politique en faveur des travailleuses et travailleurs et des plus précaires.
Pour la FSU Territoriale, les premières annonces budgétaires du gouvernement ne sont pas à la hauteur des enjeux. Les 54 milliards d’euros de coupes budgétaires annoncées s’apparentent à un « véritable jeu de massacre social ». Le syndicat cite notamment la désindexation des retraites, le gel des APL ou encore le non-cumul de l’AAH et de l’ASS, autant de mesures qui, selon lui, épargnent les plus riches et frappent le plus grand nombre.
Dans la fonction publique, l’annonce du gel du point d’indice pour 2027, après le durcissement des contrôles des arrêts maladie et les restrictions concernant les autorisations spéciales d’absence, est qualifiée de « nouvelle provocation ». La FSU Territoriale rappelle que l’absence de revalorisation salariale a conduit plus de 850 000 agent·es, principalement dans la fonction publique territoriale, à voir leur traitement indiciaire passer sous le salaire minimum depuis le 1er juin et l’augmentation automatique du SMIC. Elle souligne également qu’affaiblir le service public et la protection sociale touche particulièrement les femmes, majoritaires dans la fonction publique et plus exposées à la précarité.
La journée de grève du 5 novembre revêt donc une importance particulière : mettre la pression sur le gouvernement, prendre le relais des mobilisations de la jeunesse et poser les bases d’un mouvement inscrit dans la durée. Il s’agit aussi, selon le syndicat, de soutenir les luttes locales dans les collectivités, où il reste nécessaire de faire pression sur les employeurs pour revaloriser les salaires, notamment par le biais du régime indemnitaire, et améliorer les conditions de travail.
La FSU Territoriale réaffirme ses revendications avec la revalorisation de 20 % de la valeur du point d’indice ; l’octroi de 80 points d’indice à tous les échelons ; un plan de déprécarisation pour sécuriser l’emploi des 25 % d’agent·es sous contrat ; l’abrogation du jour de carence et des mesures attaquant les arrêts maladie et le temps partiel thérapeutique ; enfin, des recrutements à la hauteur des besoins de la population et des enjeux de transition écologique.
Le syndicat estime impératif que les débats budgétaires pour 2027 intègrent ces priorités. Après la ponction de 5 milliards d’euros du budget 2026, les collectivités doivent avoir les moyens d’agir et les agent·es de la fonction publique doivent enfin obtenir la reconnaissance salariale qui leur est due.
C’est pourquoi la FSU Territoriale appelle les agent·es à se mobiliser, à participer massivement à la journée de grève et de manifestation du 5 novembre, et à envisager les suites qui pourront être données à cette journée. Le préavis déposé pour chaque jour du 5 au 30 novembre 2026 doit permettre aux personnels de participer aux mobilisations organisées sur le territoire pour atteindre ces revendications.
Par La Rédaction – Le 30/10/2026




