Citron d’Afrique du sud contre citrons péi !

Terre de La Réunion, j’aborde la qualité. Où est la meilleur qualité sanitaire (ou pour la santé) ? A la Réunion, département Français, ou en Chine ?
Comprenons :
La norme OMC (Organisation Mondiale du Commerce) que l’UE applique et fait appliquer aux commerces internationales s’appelle le « CODEX Alimentarius ». Elle est de loin, mais de loin, plus permissive que la norme française, imposé aux seuls agriculteurs du pays France dont nous faisons partie. Et ça, tout le monde le sait plus ou moins, de manière intuitive. Et ce n’est pas ici une histoire de prix à proprement parlé, mais de normes de santé et de droits de commerces … selon l’angle de vue internationale.
Pour comprendre cela, il faut comprendre qui a les compétences de quoi et où
De quoi s’agit il ? De normes de sécurité sanitaire qui doit répondre à 2 objectifs résumé dans une seule phrase : échanger par les actes de ventes et d’achats à l’international, des denrées alimentaires de qualité sanitaire « jugé sains » pour nourrir les populations du monde entier, de tout et pour augmenter le volume financier produit par le commerce de tous les produits alimentaires. Chacun décidera de l’ordre de priorité donné à ces 2 objectifs par l’OMC.
Qui a la responsabilité de juger à l’international le caractère « sains » des denrées alimentaires qui s’échangent : l’OMS et la FAO par le biais d’un organe internationale s’appelant la Commission du CODEX Alimentarius (CCA).
Pour qui ? Pour les parties (entendez pays et représentants de pays, pour nous l’UE car la France a délégué ses pouvoirs régalien de gestions du commerce, à l’UE) qui ont ratifié L’OMC, L’Organisation Mondiale du Commerce. Lui, qui a pour objectif de maximiser les ventes internationales, (chacun jugera du cursus à mettre entre ) « pour le pire ou le meilleurs », et qui s’en sert comme repère (normes) pour qualifier qu’un produit, l’ail de Chine, a le droit, ou autrement dit, la qualité nécessaire suffisante pour être vendu à l’internationale, et donc que son commerce ne peut être entravé ni déloyale. Et ça ne rigole pas. Exemple : la canne à sucre réunionnaise française !
« La qualité nécessaire » est jugé pour ce qui nous intéresse ici, la qualité des fruits et légumes, par le non dépassement de la LMR, Limite Maximum de Résidus, des différents produits chimique qui sont appliqués sur les cultures lors de leurs cycles de production, SELON la norme CODEX Alimentarius, qui dit quels produits phytosanitaires peut être appliqués à l’internationale sur les cultures et quelle est la quantité maximum tolérable de Résidus par produits phytosanitaires utilisés ou ensemble de produits phytosanitaires ET par denrées agricoles.
Ben alors, pourquoi les produits Chinois seraient moins bons que les produits français ?
La France est elle soumis à ce CODEX Alimentarius ?
OUI ! elle est dans l’UE et haut responsable qui plus est, et elle est donc soumis à l’OMC. Son territoire accepte et doit produire pour le marché mondiale des produits aux normes CODEX Alimentarius à minima.
Les agriculteurs français sont ils soumis au CODEX Alimentarius ? NON . Ils sont soumis à bien plus que ça !!! Chacun jugera si à raison ou à tort.
Les normes de l’agriculture française sont dictée par le lobbying santé français.
Rappelons nous : La France à délégué ses pouvoirs régaliens de gestion de commerce à l’UE. Mais elle a gardé ses pouvoirs régaliens de gestion sociale et santé en France ! Et le lobbying français de la santé a des exigences bien au delà de la norme CODEX Alimentarius : Elle a mis en place son propre processus de normalisation de sa production agricole française à travers ses deux codes rurale et santé publique, et son organismes spécifique ANSES (Agence Nationale de Sécurité Sanitaire de l’Alimentation, de l’environnement et du Travail) qui ont pour mission de délivrer les AMM, (Autorisation de Mise sur le Marché) des produits phytosanitaires à épandre dans nos champs, leurs conditions d’application et les quantités maximum de Résidus (LMR) des différents produits chimiques qui sont applicable sur les cultures produites en FRANCE lors de leurs cycles de production.
Produites en France.
Là est toute la subtilité : L’ANSES n’a de porté que sur son territoire et ses agriculteurs français !!!
L’UE a aussi un lobbying santé, mais il passe après le lobbying Commerce Internationale dans certains cas, et avant dans d’autres cas. Sa porté sera sur ses agriculteurs UE et leurs productions également. Elle est plus exigeante que le CODEX Alimentarius mais moins exigeante que la règlementation française (appelé Homologation). Tout comme le Lobbying Santé Français, elle n’a aucune portée sur les denrées alimentaires des échanges commerciaux internationaux régit par l’OMC. Qui EMPECHE toutes entraves aux commerces des denrées aux normes CODEX Alimentarius.
Juste deux exemples concrets pour bien comprendre : le « malathion » un organophosphoré bien connu, matière active du produit phytosanitaire « Malyphos 50 EL » à pour LMR française et aussi dans l’UE sur les agrumes : 2 mg/kg. Elle a pour LMR Codex Alimentarius : 7mg/kg. Elle est interdite d’usage en France aujourd’hui. Traduisons : Les agrumes qui sont importés en France et dans l’UE, ne doivent pas contenir plus de 2mg/kg de malathion. Les agrumes qui transitent ailleurs dans le monde, pays africains, asiatiques ou autres peuvent contenir jusque 7mg/kg de malathion. S’ils veulent exporter dans l’UE, ils doivent contenir au maximum 2mg/kg de malathion. Les producteurs d’agrumes du monde qui exportent ailleurs peuvent utiliser du malathion dans des conditions pouvant aller jusque 7 mg/kg. Certains producteurs UE peuvent utiliser du malathion dans des conditions pouvant aller jusque 2 mg/kg. Les agriculteurs français eux ne peuvent pas utiliser du malathion. Qui a la meilleur qualité de production des agrumes : Les agriculteurs français ! puis les agriculteurs européens.
Qui a la plus grosse difficulté à produire : les agriculteurs français.
Qui sur son marché à la meilleur qualité des agrumes : les consommateurs européens.
Deuxième exemple : le « méthomyl », composé du produit phytosanitaire « Lannate » (un dangereux insecticide pour ceux qui connaissent) a pour LMR française et aussi dans l’UE sur les agrumes : 0,01 mg/kg. Elle a pour LMR Codex Alimentarius : 1mg/kg (tolérance 100 fois plus). Le Lannate n’est plus utilisable dans l’UE. Traduction : Les agrumes entrant en Europe peuvent avoir des résidus de méthomyl à moins de 0,01 mg/kg. Les agriculteurs européens ne peuvent l’utiliser. Les agriculteurs exportateurs d’autres pays peuvent l’utiliser. Les consommateurs mondiaux autres, et notamment des gros pays exportateurs, peuvent en consommer jusque 100 fois plus.
Penser à ce que vous consommez quand vous voyager dans le monde ! Ici, où se trouve les produits de meilleurs qualités ? En France. Et globalement en Europe.
Notion de dose : 0.01 mg/kg pour une personne de 70 kg, ca fait 70 mg par kg d’agrumes consommé. Combien en consommé vous par an ? 10 kg ? 20 kg . Pour vous donner un ordre d’idée à quelles échelles agissent ces molécules sur l’organisme, regarder le dosage sur vos boites de médicaments.
Alors ? Ça vous donne envie de consommer locale ou internationale ?
Si nous avons le choix et les moyens consommons bio, sa reste la meilleurs garantie.
Par Frédéric Amany – Le 01/10/2026




