Municipales 2026 à La Réunion. Le grand concours de « Street Art » est officiellement ouvert !
Oubliez les Jeux Olympiques, la vraie compétition a lieu dans nos rues. À quelques jours du premier tour, les candidats aux municipales rivalisent d’imagination pour transformer l’espace public en une immense kermesse interactive. Entre le coloriage d’affiches à la bombe et le test de résistance des pare-brises, l’ambiance est au « tout est permis » (surtout ce qui est interdit).
Oubliez les programmes, place aux bombes de peinture, aux rumeurs de caniveau et au jet de galet de précision.
Saint-Benoît : Les voitures comme cibles
À Saint-Benoît, la campagne prend des airs de film d’action. Patrice Selly dénonce des attaques contre le véhicule d’une colistière. Un galet aurait été lancé en direction de sa voiture.
« C’est une nouvelle forme de participation citoyenne », explique Hugues-Marie de la Dodo. « Certains électeurs préfèrent s’exprimer avec du basalte plutôt qu’avec un bulletin de vote. C’est plus lourd, ça va plus vite, et ça demande moins d’effort de réflexion. »
Patrick Dalleau, fair-play, condamne avec fermeté. On attend désormais que la Fédération Française de Pétanque homologue le « lancer de galet sur portière » comme nouvelle épreuve olympique pour 2028.
Le Chef-lieu : La guerre des bombes (de peinture)
À Saint-Denis, la candidate Gaëlle Lebon affirme avoir pris un militant du camp d’en face « bombe de peinture à la main ». Visiblement, au RN et chez ses dissidents, on ne débat pas, on repeint. On imagine la scène : un débat d’idées qui se transforme en atelier de graffitis sauvages sur panneaux électoraux. « La démocratie mérite mieux », dit-elle. Certes, mais au moins, ça donne un peu de couleur aux visages souvent trop ternes des candidats sur les affiches.
Le Tampon : Le point Godwin est atteint
Au Tampon, on ne fait pas dans la dentelle. Les affiches d’Alexis Chaussalet ont été décorées de croix gammées.
Nous notons avec une certaine tristesse que le niveau intellectuel des vandales stagne : en 2026, on utilise encore des symboles des années 40 pour exprimer son désaccord. Un peu d’originalité, que diable !
Saint-Denis : La rumeur, ce rhum vieux qui tourne mal
Ericka Bareigts, elle, fait face à une attaque « vintage » : la rumeur sur l’orientation sexuelle utilisée comme une insulte.
« On est en 2026, mais certains cerveaux politiques sont encore restés branchés sur une pile de 1950 qui coule », soupire notre envoyé spécial.
Apparemment, pour certains stratèges de l’ombre, savoir avec qui la maire sortante partage son café le matin est plus important que de savoir si le pont de la Rivière de l’Est va tenir le coup. C’est ce qu’on appelle la « Politique de la Braguette », une spécialité qui remplace avantageusement les débat de fond.
Les élection à La Réunion, c’est comme un cari pimenté : ça pique ou même ça brûle un peu, mais on en redemande toujours au deuxième tour.





