Le chantier des Trois Ravines est enfin lancé

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Les automobilistes du Sud attendaient ce jour. Ce lundi 15 juin 2026 a marqué le coup d’envoi du chantier des « Trois Ravines ». Un investissement massif de 25,6 millions d’euros pour gommer les points noirs routiers à Saint-Louis et en finir avec les radiers submersibles.

Quiconque a déjà tenté de traverser Saint-Louis un jour de fortes pluies connaît le scénario : des radiers impraticables, une ville coupée en deux, et des embouteillages monstres. Ce rituel de la saison des pluies est désormais compté. Réunis à la Maison des Projets, les élus ont donné le top départ d’une transformation radicale du paysage saint-louisien.

La fin de la roulette russe météo

Au cœur de ce projet titanesque, une priorité absolue, la sécurité. Les automobilistes vont devoir s’armer d’un peu de patience pendant les travaux, mais la promesse en vaut la chandelle. Les tristement célèbres radiers du Gol, de Maison Rouge et des Goyaves vont tout simplement disparaître.

À leur place, trois ouvrages d’art vont sortir de terre. Objectif affiché par le Département (maître d’ouvrage) et la Municipalité : garantir la circulation des usagers, même au plus fort des tempêtes tropicales. Un enjeu de résilience climatique qui devenait urgent pour la micro-région Sud.

Mais le chantier ne se limite pas à couler du béton sur les ravines. C’est une véritable refonte de l’entrée de ville qui s’amorce :

  • La rue du Général de Gaulle va être entièrement reconfigurée.
  • Une voie verte ainsi que des pistes cyclables et piétonnes vont être créées pour inciter aux mobilités douces.
  • Des aménagements paysagers viendront reverdir l’axe routier.

Fin d’un long bras de fer

Sur le plan politique, ce lancement est une victoire symbolique forte pour Juliana M’Doihoma. La maire de Saint-Louis, réélue en 2026, dont la « ténacité » a été saluée par le président du Département Cyrille Melchior, voit ici l’aboutissement d’un long bras de fer administratif et financier.

Pour poser la première pierre d’un tel projet, il a fallu aligner les planètes – et les budgets. Le Département met la main à la poche à hauteur de 12,8 millions d’euros, épaulé par la commune (10,5 M€) et la CIVIS (2,3 M€), le tout largement soutenu par l’Europe via les fonds FEDER.

Du travail pour les Saint-Louisiens

Au-delà des bénéfices routiers, le chantier se veut aussi un levier économique local. Les entreprises retenues devront jouer le jeu de l’insertion sociale : une partie des heures de travail sera obligatoirement réservée à des profils éloignés de l’emploi sur la commune.

Le ballet des pelles mécaniques commence dès aujourd’hui. Les Saint-Louisiens devront cohabiter avec les déviations et les engins jusqu’à la fin de l’année 2027. Le prix à payer pour, d’ici deux ans, rouler enfin au sec.

Par La Rédaction

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