Le viaduc « Mafate-Express » enfin validé pour désenclaver les randonneurs du dimanche
Face à la multiplication des arrêtés préfectoraux fermant les sentiers pour cause d’éboulis, la Région et le Parc National ont tranché : si le sol ne tient plus, on passera par les airs. Un viaduc de 14 kilomètres va relier le Maïdo à Grand Place, garantissant un accès aux gîtes même en cas d’apocalypse géologique.
Le concept : Marcher, mais sans les cailloux
Fini la poussière, les racines traîtresses et les marches de 50 centimètres qui brûlent les cuisses. Le projet « Mafate-Express » prévoit une structure en béton précontraint suspendue à 300 mètres au-dessus du vide.
« Les randonneurs en ont assez de l’incertitude », explique un touriste. « Avec ce viaduc, on sécurise l’économie du gîte. On pourra même installer des tapis roulants sur les portions à fort dénivelé pour que les marcheurs puissent prendre leurs selfies sans transpirer. »
Une prouesse écologique (selon la brochure)
Pour les puristes qui crient au scandale visuel, les ingénieurs ont tout prévu. Les piliers du viaduc seront peints en « Vert Chouchou » pour se fondre dans la végétation tropicale.
« C’est une avancée majeure pour la biodiversité », affirme un communiqué anonyme. « En restant sur le viaduc, les humains ne piétinent plus les sols. On laisse enfin la place aux papangues de nicher sous les glissières de sécurité. »
Les aménagements prévus sur l’ouvrage :
- Aires de pique-nique suspendues : Avec poubelles connectées et Wi-Fi 6G pour poster son civet tangue en direct.
- Bornes de recharge : Pour les bâtons de marche électriques et les enceintes Bluetooth (obligatoires pour l’ambiance).
- Service Drive-Thru : Un partenariat avec les hélicoptères locaux pour livrer des carrys chauds directement sur le tablier du pont.
Réactions des Mafatais : Entre rire et larmes
Dans les ilets, la nouvelle est accueillie avec une certaine perplexité. « Si on a un pont, est-ce qu’on aura enfin le droit de monter avec une trottinette électrique ? » demande un habitant de Roche Plate, tout en surveillant le prochain passage du convoi de ravitaillement.
Le chantier devrait débuter dès que les études d’impact auront été jetées dans la Rivière des Galets. Coût estimé : « Beaucoup trop », mais comme le dit le slogan du projet : « Mafate le mérite bien, et le BTP aussi. »
JeF






Bon poisson d’avril !