La Réunion face au narcotrafic
Il est encore tôt lorsque les agents prennent position dans un hall de l’aéroport Roland-Garros. Les valises défilent sur le tapis roulant dans un bruit régulier, presque rassurant. Rien, à première vue, ne distingue ce vol des autres arrivées de métropole, le traditionnel ballet des touristes et des retours au pays. Pourtant, les équipes de contrôle savent que c’est précisément dans cette rassurante normalité que se jouent désormais les nouvelles routes du narcotrafic vers La Réunion.
Dans leur jargon, ils parlent de “flux fractionnés”. Traduction : fini l’époque des grosses cargaisons spectaculaires de cinéma. Place aux doses dispersées, aux passagers isolés et aux colis anonymes. Le trafic a réussi sa transition managériale, il a changé de forme. Et avec lui, la manière de le traquer.
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