La Réunion veut enfin semer son propre destin vers la souveraineté alimentaire
Malgré les assauts des cyclones Belal et Garance, la production locale gagne du terrain dans les assiettes réunionnaises. Si le Comité de suivi réuni à la préfecture le 21 avril 2026 affiche un optimisme certain, l’ombre des importations massives et la menace permanente des météores planent sur l’équilibre du territoire. Réunis autour de la secrétaire générale aux affaires régionales, une cinquantaine d’acteurs de la filière ont fait le point sur le Plan régional de souveraineté alimentaire (PRSA). Entre progrès réels et dépendances invisibles, analyse d’une feuille de route qui vise 2036.
Le chiffre a de quoi rassurer. En 2025, 64 % des fruits et légumes consommés à La Réunion provenaient des exploitations de l’île. Un bond de deux points en un an qui prouve la capacité de réaction des agriculteurs, capables de faire pousser des tomates là où le vent a décidé que tout devait s’envoler. Mais derrière cette vitrine encourageante, la réalité du panier de courses reste un exercice d’équilibriste, pour ne pas dire un tour de magie.
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