Cannes 2026 : le cinéma malgache sous les projecteurs

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Nomination de Disco Afrika : une histoire malgache au prix « Build Your Dream »

Le Festival de Cannes n’en finit pas de faire battre le cœur du cinéma mondial, et cette année, une onde de fierté particulière a traversé l’océan Indien. Le long-métrage dramatique Disco Afrika : une histoire malgache, réalisé par Luck Razanajaona, s’est hissé parmi les 15 finalistes de la toute première édition du « Build Your Dream Award« , une prestigieuse distinction lancée sur la Croisette par le studio Mediawan et le constructeur BYD.

Si le grand prix a finalement été décerné le 14 mai dernier à la réalisatrice ukrainienne Zhanna Ozirna pour son film Honeymoon, la simple présence de l’œuvre malgache dans ce cercle ultra-sélectif marque un tournant historique pour le septième art de la Grande Île.

Un jury de stars présidé par une Palme d’Or

Conçu pour mettre en lumière et propulser les premiers longs-métrages de cinéastes émergents du monde entier, le Build Your Dream Award récompensait cette année la meilleure œuvre sortie dans les salles françaises au cours des douze derniers mois, en dehors des sélections officielles cannoises.

Pour départager les candidats, les organisateurs ont fait appel à un jury international de haut vol, présidé par le cinéaste chinois Chen Kaige (Palme d’Or 1993 pour Adieu ma concubine), et composé de personnalités incontournables du cinéma à l’instar de Mélanie Laurent, Hafsia Herzi et du réalisateur Yann Demange.

« Accueillir le Build Your Dream Award pendant le Festival de Cannes, un prix dédié aux cinéastes émergents, est pour eux un événement extrêmement significatif et précieux », a souligné Chen Kaige lors du lancement.

Le thriller social qui secoue Madagascar

Déjà salué par la critique internationale lors de sa première à la Berlinale, Disco Afrika : une histoire malgache est un film à la fois intime, musical et profondément politique.

L’intrigue suit le parcours de Kwame (interprété par le jeune Parista Sambo), un mineur de saphir clandestin de 20 ans contraint de fuir sa mine pour retourner à Tamatave, sa ville natale. Confronté à la corruption, au trafic de bois de rose et à la détresse économique de ses proches, le jeune homme se retrouve face à un dilemme moral brutal : céder à l’argent facile ou s’éveiller à la conscience politique en marchant dans les pas de son défunt père, ancien musicien de l’époque de l’afro-funk des années 70.

Une reconnaissance internationale majeure

En se mesurant à des œuvres internationales majeures comme le très remarqué Didi de Sean Wang (États-Unis/Taïwan) ou On Falling de Laura Carreira (Portugal), Disco Afrika prouve que le cinéma malgache possède désormais une voix puissante et universelle.

Après avoir fièrement représenté son pays dans la course aux Oscars et ému les spectateurs dans les cinémas de l’Hexagone, le film de Luck Razanajaona confirme à Cannes que la relève du cinéma africain est bel et bien en marche. Une nomination aux allures de victoire pour Madagascar.

Par La Rédaction

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