Le Maroc champion sur tapis vert, le Sénégal en PLS et la CAF en plein délire !

Sport
Temps de lecture :
2 minutes

On croyait avoir tout vu avec l’éruption sur la RN2, mais la Confédération Africaine de Football (CAF) vient de prouver qu’elle peut faire couler beaucoup plus d’encre que le volcan ne fait couler de lave. Deux mois après la finale, le verdict est tombé : le Sénégal n’est plus champion. Le trophée de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) s’envole pour Rabat, et à Dakar, on cherche déjà les numéros des meilleurs avocats du monde.

Le crime de « Lèse-Pelouse »

Tout se joue sur une histoire de 15 minutes. Souvenez-vous de la finale : les Sénégalais, furieux contre l’arbitrage (et un penalty de Brahim Diaz qui faisait déjà polémique), avaient brièvement quitté le terrain. Ils sont revenus, ils ont gagné (2-1), ils ont fait la fête… mais la CAF a la rancune tenace.

  • Le verdict : En application des articles 82 et 84, quitter le terrain sans autorisation = forfait.

  • Le score : 3-0 pour le Maroc par décision administrative. C’est la première fois qu’un match de ce niveau se gagne plus facilement dans un bureau climatisé du Caire que sur une pelouse chauffée à blanc.

C’est extraordinaire ! Le Sénégal gagne sur le terrain, mais le Maroc gagne sur le papier. À La Réunion, si on appliquait les règles de la CAF, les élections municipales ne seraient jamais finies : on ferait appel jusqu’en 2040 pour une affiche mal collée.

Le Maroc, champion sans transpirer (ou presque)

Les Lions de l’Atlas récupèrent donc leur deuxième étoile 50 ans après la première. Une victoire obtenue par « lettre recommandée ».

Le gagnant : Achraf Hakimi, qui soulève un trophée alors qu’il est probablement en train de boire un thé. Le perdant : Le foot africain, qui vient d’inventer le concept de « Champion de bureau ».

Nul doute que les supporters sénégalais ne partagent pas cette décision et que les marocains n’auront pas profité de cette belle fête chez eux. Bref, au final on préfère le sport sur les terrains que dans les bureaux.

JeF

image_printImprimer l'article

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

JeF

« Choisir de ne pas savoir, c'est déjà obéir. » Fidèle à cette devise qu'il a lui-même inventée suite à une insolation, JeF est une figure de proue du journalisme d'impact, celui qui percute la réalité jusqu'à ce qu'elle change de forme. Au-delà du côté humoristique, JeF est journaliste professionnel titulaire de la carte de presse.