La Réunion dessine son avenir agricole pour les cinq prochaines années

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Le Département a réuni près d’une centaine d’acteurs du monde agricole et de la société civile au CIRAD de Saint-Pierre pour la 3ème édition des Assises de l’alimentation. L’objectif : dresser le bilan des actions menées et poser les jalons du futur Projet Alimentaire Territorial (PAT) pour la période 2026-2031.

Comment nourrir durablement La Réunion tout en réduisant sa dépendance vis-à-vis de l’extérieur ? C’est le défi de taille auquel s’est attaqué le Département ce vendredi 5 juin, à l’occasion de la 3ème édition des Assises départementales de l’alimentation.

Organisé au cœur des installations du CIRAD à Saint-Pierre, l’événement a rassemblé près de cent participants. Agriculteurs, chercheurs, représentants d’associations, professionnels de la filière et citoyens engagés ont répondu à l’appel pour co-construire la feuille de route alimentaire de l’île.

Cap sur le PAT de niveau 2 (2026-2031)

Ces Assises marquent un tournant stratégique pour le Projet Alimentaire Territorial (PAT), baptisé localement « Sa ki fé ansanm pou manz péi ». Lancé en 2023, le premier volet de ce plan de résilience a fait l’objet d’une première évaluation rigoureuse. Les conclusions tirées ouvrent désormais la voie à la préparation du « PAT de niveau 2 », qui couvrira les cinq prochaines années (2026-2031).

Pour Serge Hoareau, vice-Président du Département délégué à l’agriculture et aux affaires européennes, l’enjeu dépasse largement le contenu de l’assiette :

« En plus de la question alimentaire, le Département affiche une ambition : construire une Réunion plus résiliente, plus solidaire et plus autonome, capable de nourrir durablement sa population tout en valorisant ses terres, ses savoir-faire et celles et ceux qui les font vivre au quotidien. »

Un front commun face aux crises

L’actualité rappelle sans cesse l’urgence de la situation. Entre le dérèglement climatique qui malmène les cultures, l’inflation galopante et la nécessité de garantir une alimentation saine pour tous, les défis sont colossaux.

En présence du conseiller départemental Jean-Louis Pajaniaye, les participants ont planché tout au long de la journée lors d’ateliers thématiques. Plusieurs leviers d’action prioritaires ont été identifiés pour renforcer la souveraineté alimentaire de l’île :

  • Le soutien accru aux filières locales pour sécuriser la production péi.
  • L’installation de nouveaux agriculteurs, un enjeu crucial pour le renouvellement des générations.
  • L’accès universel à une alimentation saine, en connectant l’agriculture aux secteurs de la santé, de la solidarité et de l’éducation (notamment via la restauration scolaire).
  • La valorisation des initiatives existantes déjà portées par les acteurs du territoire.

La feuille de route

La richesse des débats et les propositions concrètes formulées par les professionnels et les citoyens ne resteront pas lettre morte. Le Département a annoncé que l’ensemble de ces contributions allait être intégré à sa future feuille de route. Ce plan d’actions ambitieux déterminera la politique agricole et sociale de la collectivité pour la prochaine demi-décennie, avec une promesse forte : faire de la terre réunionnaise le premier fournisseur des Réunionnais.

Par La Rédaction

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